Quasiment tous les parfums testés à cette occasion contiennent des phtalates et des muscs de synthèse. Les analyses ont révélé d'importantes quantités de diéthyl phtalate (DEP) dans "Eternity
for women" de Calvin Klein et dans "Le Mâle" de Jean Paul Gaultier. De nombreuses études ont prouvé que le DEP pénètre rapidement la peau et se disperse dans le corps à la suite de chaque
exposition. Une fois introduit dans le corps, cette substance chimique est vite transformée en
monoéthyl phtalate (MEP), une molécule suspectée d'endommager l'ADN des spermatozoïdes et
de limiter les capacités pulmonaires de l'homme. En ce qui concerne les muscs de synthèse, de fortes concentrations de muscs-nitro et de muscs polycycliques ont par exemple été identifiées dans
"Le Baiser Du Dragon" de Cartier et "White Musk" de The Body Shop. Les muscs de synthèse peuvent s'accumuler dans les tissus vivants. Des études récentes ont montré que certains d'entre eux
interfèrent avec le système de communication hormonale des poissons, des amphibiens et des mammifères. En outre, ils renforcent les effets liés à l'exposition d'autres substances chimiques
toxiques.
Et Yannick Vicaire, chargé de la campagne Toxiques à Greenpeace France de rappeler "En offrant un parfum le jour de la saint Valentin, nous souhaitons exprimer notre amour et non mettre
en danger la santé de notre partenaire. Or les parfums, objets glamour de séduction par excellence, sont paradoxalement susceptibles d'engendrer des perturbations endocriniennes chez leurs
utilisateurs réguliers, à cause des substances dangereuses qu'ils contiennent et qui s'accumulent dans le corps humain." Malheureusement, la présence de ces substances chimiques ne
figure que rarement sur les emballages et le public ne dispose pas de véritable moyen pour les éviter.
Le projet de la nouvelle réglementation à l'échelle européenne REACH(3) pourrait en partie résoudre ce problème : elle oblige notamment l'industrie chimique à abandonner progressivement
l'utilisation des substances chimiques dangereuses et à les remplacer par des alternatives plus sûres. Cependant, ce projet de loi est constamment victime d'un lobbying intensif de la part de
l'industrie chimique et du gouvernement américain actuel. Greenpeace est convaincu que REACH ne parviendra à une protection véritable contre les substances chimiques dangereuses qu'à travers
l'application du principe de substitution. Ceci implique obligatoirement d'évaluer les propriétés intrinsèques de toute substance chimique dangereuse et de la remplacer, quand c'est possible,
par une alternative plus sûre. "REACH et nos amours méritent un avenir sans toxiques qui passe par la substitution obligatoire des substances dangereuses conclut Yannick Vicaire.
Lire aussi sur ce blog l'article "Synergie" page 2 pour présentation d'un parfum 100% naturel qui fait du bien : Octessence.
http://www.greenpeace.org/raw/content/france/press/reports/parfum-de-scandale.pdf
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